Mont Valier et Lourdes : quand l’identité d’un territoire se porte
À Lourdes, derrière les rues animées et les silhouettes familières de la ville, les montagnes sont toujours là. Elles dessinent l’horizon. Elles accompagnent les saisons, changent de couleur avec la lumière et rappellent que l’histoire de Lourdes ne s’arrête pas aux portes de la ville.
Parmi elles se trouve le Béout, l’un de ces sommets profondément liés au paysage lourdais.
C’est son nom que nous avons choisi pour une veste née d’une rencontre entre Mont Valier et l’Office de Tourisme de Lourdes, dans le cadre du déploiement de la marque de destination « Lourdes, Lumière des Pyrénées ».
Une édition limitée imaginée avec une idée simple : et si l’identité d’un territoire pouvait aussi se porter ?
À travers cette collaboration Mont Valier Lourdes, nous avons voulu raconter les Pyrénées autrement. Avec une matière qui vient de nos montagnes. Avec un vêtement appelé à vivre au contact des habitants et des visiteurs. Et avec la volonté commune de remettre le territoire, ses ressources et ses savoir-faire au centre.
Béout, un nom qui regarde vers la montagne
Donner un nom à un vêtement n’est jamais tout à fait anodin.
Nous aurions pu choisir un nom évoquant sa forme, sa fonction ou sa couleur. Mais cette veste devait raconter autre chose.
Elle devait parler de Lourdes.
Le Béout s’est alors imposé naturellement.
Ce sommet qui domine la ville appartient au paysage quotidien. On le voit depuis Lourdes, mais lorsqu'on prend le temps de marcher sur ses pentes, le regard change. La ville s’éloigne doucement, les reliefs se dévoilent et les Pyrénées reprennent toute leur place.
Choisir son nom, c’était créer un lien direct entre le vêtement et la montagne qui l’a inspiré.
Chez Mont Valier, nous aimons cette idée qu’un vêtement puisse garder quelque chose d’un paysage, d’une couleur, d’une texture, un nom, une histoire…
Béout porte ainsi un morceau de Lourdes avec elle.
Une collaboration née d’un attachement commun aux Pyrénées
Cette rencontre entre Mont Valier et Lourdes n’est pas seulement celle de deux identités graphiques ou de deux organisations.
Elle est d’abord celle de valeurs partagées.
L’attachement au territoire. La nature. Le patrimoine. L’authenticité. La transmission. Les savoir-faire locaux.
Autant de mots qui prennent un sens particulier lorsque l'on vit au pied des Pyrénées.
Le territoire n’est pas seulement le décor dans lequel nous évoluons. Il est constitué de femmes et d’hommes, de métiers, de troupeaux, d’ateliers, de chemins, de villages, de gestes transmis et de ressources parfois oubliées.
C’est aussi cette vision que souhaite porter la destination « Lourdes, Lumière des Pyrénées » : rappeler que Lourdes se trouve au cœur d’un environnement naturel et humain remarquable.
À notre échelle, c’est également ce que nous cherchons à faire depuis la naissance de Mont Valier.
Regarder ce qui existe autour de nous avant d’aller chercher ailleurs.
Redécouvrir les matières présentes sur le territoire.
Faire travailler des savoir-faire.
Et créer des vêtements capables de raconter quelque chose des Pyrénées.
Avec Béout, ces deux chemins se rencontrent.
Monsieur Lavit, maire de Lourdes, accompangé de l’équipe de l’Office de Tourisme de Lourdes, ainsi que Anna et Frédéric de l’équipe Mont Valier.
Une veste portée par ceux qui accueillent le territoire
La veste Béout a été imaginée pour être portée par l’équipe de l’Office de Tourisme de Lourdes.
Et ce choix donne tout son sens au projet.
Car un Office de Tourisme est souvent l’une des premières portes d’entrée vers un territoire.
On y vient pour demander un chemin, découvrir une randonnée, comprendre un paysage, trouver une adresse ou simplement savoir quoi regarder.
Derrière le comptoir, il y a celles et ceux qui connaissent les vallées, les villages, les sommets et les histoires locales. Ceux qui donnent envie de sortir des routes principales et de prendre le temps de découvrir.
Désormais, la tenue qu’ils portent raconte elle aussi une petite partie de cette histoire.
La veste devient ainsi davantage qu'un vêtement professionnel.
Elle devient un signe de reconnaissance.
Une manière discrète d'incarner l'identité de Lourdes et son lien avec les Pyrénées.
Un visiteur pourra peut-être découvrir la matière, poser une question sur la laine ou demander pourquoi cette veste porte le nom de Béout.
Et la conversation commencera.
C'est aussi comme cela qu'un territoire se transmet.
La laine des Pyrénées comme point de départ
Au cœur de cette collaboration se trouve une matière qui nous est particulièrement chère : la laine des Pyrénées.
Pendant longtemps, elle a accompagné la vie des vallées.
Les troupeaux montaient vers les estives lorsque les beaux jours revenaient. La laine était collectée, travaillée, transformée. Elle faisait naturellement partie d'une économie de montagne où chaque ressource trouvait son usage.
Puis les filières textiles se sont éloignées des territoires.
La valeur économique de nombreuses laines locales s'est progressivement réduite. Dans certains élevages, la laine est devenue difficile à valoriser alors même que la tonte reste nécessaire.
Chez Mont Valier, nous avons choisi de regarder cette matière autrement.
Non pas comme une laine imparfaite à remplacer par une fibre venue de l'autre bout du monde, mais comme une ressource locale à redécouvrir.
Elle est plus rustique que certaines laines très fines.
Elle possède son caractère.
Elle porte la réalité des races et des élevages de nos montagnes.
Et surtout, elle vient d'ici.
Cette proximité change notre manière de fabriquer.
La matière n'est plus anonyme. Elle retrouve une origine, un paysage et une histoire.
Laine des Pyrénées
Porter un territoire commence par utiliser ses ressources
On parle souvent de promouvoir un territoire à travers ses paysages.
Les Pyrénées s'y prêtent merveilleusement.
Les sommets enneigés, les lacs, les forêts, les torrents, les villages et les estives composent une image puissante.
Mais un territoire ne se résume pas à ce que l'on photographie.
Il existe aussi dans ce qu'il produit.
Dans les ressources disponibles sous nos pieds ou dans nos vallées.
Dans les gestes de ceux qui y travaillent.
Dans la capacité à faire circuler de la valeur localement.
C'est là que la laine prend une dimension particulière.
Utiliser une matière naturelle issue des Pyrénées, puis chercher à la transformer au plus près du territoire, revient à créer un lien entre élevage, textile, artisanat et identité locale.
Le vêtement devient alors la dernière étape visible d'une histoire beaucoup plus longue.
Avant la veste, il y a la brebis.
Avant le fil, il y a la tonte.
Avant la confection, il y a le travail de la matière.
Et autour de tout cela, il y a un territoire vivant.
Faire rayonner les Pyrénées autrement
Faire connaître les Pyrénées ne signifie pas forcément parler plus fort.
Nous croyons même à l'inverse.
Il suffit parfois de raconter mieux ce qui existe déjà.
Une laine.
Un sommet.
Un atelier.
Un éleveur.
Un chemin.
Une veste portée quotidiennement par une personne qui accueille des visiteurs venus découvrir Lourdes.
Ce sont ces choses simples qui rendent un territoire identifiable et profondément humain.
Avec Béout, nous n'avons pas cherché à créer un symbole spectaculaire.
Nous avons préféré faire quelque chose qui nous ressemble : une pièce utile, ancrée dans son environnement et porteuse d'une histoire.
C'est une autre manière de faire rayonner les Pyrénées.
Pyrénées
Lourdes, une ville tournée vers ses montagnes
Lourdes est connue dans le monde entier.
Mais lorsqu'on arrive ici, une autre évidence apparaît rapidement : Lourdes est aussi une ville de montagne.
Autour d'elle commencent des vallées, des chemins, des forêts et des reliefs qui annoncent les grandes Pyrénées.
La marque de destination « Lourdes, Lumière des Pyrénées » vient justement renforcer ce lien.
Elle invite à regarder la ville dans son environnement.
À retrouver la présence de la montagne.
À mettre en avant son patrimoine mais aussi les initiatives qui font vivre le territoire aujourd'hui.
Pour Mont Valier, participer à cette dynamique a donc quelque chose de très naturel.
Notre marque est elle-même née d'une envie de raconter les Pyrénées autrement : moins comme un terrain de performance que comme un territoire dans lequel on peut marcher, observer, respirer et retrouver le goût des choses simples.
Un endroit où la montagne nous rappelle parfois que nous n'avons pas besoin d'aller plus vite.
Seulement d'être un peu plus attentifs.
Une rencontre qui s'inscrit dans un écosystème pyrénéen
Cette collaboration possède enfin une autre histoire.
Mont Valier fait partie de la première promotion d'INCOPLEX Pyrénées, l'incubateur à impact dédié aux enjeux de la montagne installé à Lourdes.
C'est un détail important.
Car les territoires vivent aussi grâce aux rencontres qu'ils permettent.
Entre entrepreneurs.
Entre institutions.
Entre artisans.
Entre personnes partageant les mêmes préoccupations et la même envie d'inventer des manières plus locales de produire et d'entreprendre.
La montagne peut parfois donner l'impression que les vallées sont isolées.
Mais elle crée aussi des liens très forts.
Les projets circulent. Les compétences se rencontrent. Les idées se transmettent.
Béout est née dans cet esprit.
Celui d'un territoire qui ne veut pas seulement contempler son patrimoine, mais continuer à le faire vivre.
Quand la laine raconte les Pyrénées
Au fond, cette collaboration parle de quelque chose de très simple.
De proximité.
Le Béout est là, juste au-dessus de Lourdes.
La laine vient des Pyrénées.
Les savoir-faire se trouvent sur le territoire.
Et la veste sera portée par des femmes et des hommes qui racontent chaque jour cette destination à ceux qui viennent la découvrir.
Tout était déjà là.
Il fallait simplement relier les fils.
C'est sans doute ce que nous aimons le plus dans ce projet.
La sensation qu'il ne cherche pas à inventer artificiellement une histoire, mais à révéler celle qui existe sous nos yeux.
Car les Pyrénées ne sont pas seulement un paysage.
Elles sont une matière.
Des gestes.
Des rencontres.
Une manière d'habiter la montagne.
Avec Béout, Lourdes et Mont Valier font le choix de porter cette identité avec simplicité et fierté.
Et lorsque nous regardons les sommets depuis la vallée, nous nous rappelons pourquoi nous faisons tout cela.
Pour que les ressources de nos montagnes continuent d'avoir une valeur.
Pour que les savoir-faire restent vivants.
Et pour que les Pyrénées puissent encore longtemps se raconter autrement qu'en images : dans les objets que nous fabriquons, les vêtements que nous portons et les histoires que nous transmettons.